Sécurisation de chantier : les bons réflexes à adopter

sécurité chantier

Les risques sur un chantier sont nombreux et peuvent être encourus par les travailleurs du BTP et même par les personnes qui ne sont pas impliquées dans les travaux. Les conséquences de ces accidents de travail peuvent être très graves. D’où l’importance de la mise en place d’un système de sécurité.

Comment faire pour sécuriser un chantier ? Voici les informations nécessaires pour une bonne sécurisation.

 

Pourquoi sécuriser un chantier ?

Qu’il s’agisse de maison, d’immeuble professionnel, ou immeuble de bureaux, les travailleurs et les ouvriers encourent des risques.

Le nombre important de travailleurs qui sont présents simultanément sur le chantier, l’utilisation des machines et des différents engins ainsi que la dénivellation du terrain ou le travail en altitude, augmentent les risques d’accident. Toutefois, ces derniers ne se limitent pas uniquement aux travailleurs. D’autres personnes non impliquées et étrangères peuvent aussi se retrouver sur le chantier et encourir des risques, même avec l’installation de barrières de chantier. L’application des règles et des mesures de sécurité permettra de réglementer l’entrée sur les lieux et d’empêcher toute tentative d’irruption pour limiter les accidents de travail.

L’un des principaux objectifs de ces réglementations est la prévention des diverses maladies qui peuvent affecter les travailleurs dans le secteur. Elles peuvent être liées à la manipulation des matériaux dangereux, à la pénibilité du travail ou encore à l’exposition directe à la chaleur ou à contrario, au froid.

 

Les règles et normes en vigueur en France

Le chantier est temporaire et la configuration des lieux évolue pendant une période déterminée. Toutefois, les risques encourus ne sont pas moindres. C’est pourquoi des règles et des normes doivent être appliquées sur tous les chantiers pour sécuriser les zones.

La majorité des responsabilités incombe à l’employeur. Le code du travail oblige les chefs d’entreprise à engager une démarche qui se base sur l’évaluation des risques pour l’intégrer dans un document unique. Cette démarche doit également prendre en compte l’adaptation des mesures de prévention, de manière permanente, afin d’assurer la sécurité et la santé des professionnels du BTP, basé sur les principes généraux de prévention.

La loi exige qu’avant d’entreprendre les travaux, l’employeur doit procéder à la signalisation de l’ouverture du chantier auprès de l’inspection du travail, de la CRAM et de l’OPPBTP et entamer les démarches administratives pour l’installation du chantier et pour l’organisation des secours.

Chaque année, des normes sont éditées pour servir de référence en ce qui concerne la sécurité des biens, des produits et des services.

Un plan général de coordination doit être établi au moment de la conception du projet. Ce PGC prend en compte la santé et la sécurité des personnes présentes sur les lieux, même pour le cambrioleur. La nomination d’un coordonnateur sécurité et protection santé (SPS) est importante pour veiller à la détection des risques et au respect des règles et normes de sécurité.

 

Quel matériel utiliser ?

Pour assurer la tranquillité et éviter d’éventuels accidents, les matériels et équipements utilisés doivent suivre les normes. Le choix de ces derniers dépend du chantier en question.

Les équipements de protection individuelle

Les EPI servent à la mise en sécurité des employés. L’employeur doit mettre à la disposition de chaque salarié des vêtements et accessoires appropriés tels que les combinaisons de travail résistant et conforme aux normes du marquage CE,

– les Casques de sécurité en bon état et répondant à la certification C et aux normes Afnor NF EN 397.

– Les Lunettes de protection,

– les Gants en fonction du type de risques. Les mains nécessitent plus de protection, car ils sont plus exposés aux dangers de perforations, coupures, allergies aux produits…

– Les chaussures de sécurité résistant aux chocs et agents agressifs comme les produits chimiques et le feu.

– Protections auditives

– Masques de chantier pour une protection contre les aérosols, les vapeurs, les particules solides et les gaz nocifs.

– Gilets de visualisation conforme à la norme EN 471

– Dispositifs antichute comme les enrouleurs, cordes, mousquetons, harnais.

Les équipements de protection collective

Les EPC sont déployés pour sécuriser le chantier de construction. Ils servent à mettre en place une barrière de chantier pour éviter toute sorte d’intrusion. Il peut s’agir de bandes de sécurité, de plots ou encore de panneaux de signalisation.

Pour lutter Contre l’intrusion, différentes plaques et panneaux dissuasifs doivent être utilisés. Afin de réduire les émissions, l’employeur doit mettre à disposition des systèmes d’aspiration, des capots ou des caissons acoustiques. Il doit aussi fournir des extincteurs, des échafaudages, des filets de sécurité et des garde-corps pour la sécurité des piétons et des travailleurs. Enfin, pour abriter le matériel et les personnes, des hangars et des tentes doivent être disponibles.

D’autres obligations permettent de sécuriser un chantier comme le roulement des équipes, la mise en place des salles de repos, l’utilisation des dispositifs électroniques comme la vidéosurveillance ou encore l’installation de clôture autour du site.

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